Archives pour juin 2013

Réunion des Mousquetaires Chez Alain de Janas

Compte rendu de la journée Récréative du 21 mars

 Lorsque nous avons collégialement choisi la date du 21 mars pour notre rencontre à Junas, d’aucun se doutait un instant qu’elle serait une des rares  journées ensoleillées de cet hiver sans fin.

Ce matin là, je me suis éveillé tôt comme d’habitude, ignorant le réveil qui annonçait 6 heures au cadran. Déjà une pensée pour mes camarades sur la route, il me « reste « environ 2h30 me dis-je pour vérifier les points les plus importants de la journée que sont café, apéro et repas, avant que ne débarque mes compères.

Réunion des Mousquetaires Chez Alain de Janas dans Les Mousquetaires 2012_122-le-quengo-200x300   2012_134-le-quengo-300x200 Mousquetaires dans Les Mousquetaires

 

A 9h 30, un coup de sonnette, Christian, Jean-Pierre et Claudius s’annoncent devant le portail fermé (avant l’heure c’est pas l’heure), juste pour le plaisir de les accueillir.

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Magnifique un travail remarquable

 

Le temps de garer l’automobile, de descendre du véhicule, d’arriver jusqu’au perron de notre maison, de faire les civilités d’usage, un bon quart heure s’écoule, ce qui laisse le temps à l’équipage suivant d’arriver, composé de Michel au volant de sa superbe voiture, Jean-François et Claude de Marignane.

Le timing est tenu, pause café, (les kilomètres ça creuse) pause technique, et hop nous repartons pour Calvisson, village  distant d’environ 6km pour suivre le parcours prévu qui nous mène aux ruines du Château de Guillaume de Nogaret.

Le trajet s’effectue sans encombre  (point de chèvres sur la route, de tracteurs ou randonneurs égarés), nous arrivons à Calvisson.

Après avoir remisé nos véhicules à moteur dans le parc de stationnement municipal, NOUS, mousquetaires, telle un armée en campagne, chaussons pour certain les souliers de rando, un bâton de marche pour d’autre, et voilà notre petite troupe en mouvement au travers des rues du village.

Evidement, notre groupe équipé pour « Aventure en terre inconnu » ne passe pas inaperçu.

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Ici, les rideaux se soulèvent et se rabattent vivement, là les aboiements des chiens se font plus atténués, (ils aboient une fois sur deux) tout devient silencieux sur notre passage, le groupe commence à s’étirer de plus en plus.

Devant, votre guide (MOA) est accompagné par les chemineaux, (ne pas confondre avec ceux de la SNCF), en fait, l’élite des marcheurs qui régulièrement revérifie la cartographie des chemins de Compostelle comme d’autre font la route du Rhum. Derrière, à quelques distances mais néanmoins à portée de voix, le reste de la troupe qui chemine tranquillement tout en devisant.

Au sortir du village la rue devient chemin épousant les méandres de la colline, jusqu’à devenir plus haut un vrai sentier étroit, pierreux, et ce jour là boueux.

Cette configuration est propice à mettre en jambe nos grands randonneurs (Christian et Claudius) qui commencent à allonger le pas, laissant en retrait le reste du groupe.

Le chemin est escarpé, caillouteux, exposé plein sud au soleil de mars mais aussi au bruit (qui monte qui monte) émis par les véhicules qui passent sur la route en contrebas.

Pour autant nous bénéficions d’un panorama à 180°, qui nous offre une vue sur la vallée de la Vaunage, les villages d’Aubais et d’Aigues-Vives, l’oppidum de Nages et au fond les étangs de la petite Camargue.

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Au bout de 500 mètres un panneau d’info rando indique le site du château du fieffé Guillaume, nous y montons …..tous.

Le sommet culmine autour des 110 mètres. Là, la colline ressemble à une oasis de verdure, euh, gratifiée depuis notre repérage par des trous qui ressemble prime abord à des taupinières, site que la municipalité apparemment aménage en terrain de jeux, plantant ici des tables en vrai bois, là des espaliers horizontaux en bois de hêtre qui n’apportent rien au lieu, sinon celui d’inviter les mangeurs de sandwichs et « pique-niqueurs » en tout genre à gratifier l’endroit de papiers gras et autres reliefs de repas froids.

Le groupe arrive, tourne en rond sur l’étroit mamelon de colline boisé, chapeauté par un moulin dont le mistral a depuis longtemps emporter les ailes au fin fond de la vallée.

Bien que le lieu appelle à la tranquillité, les traces de l’homme bâtisseur et en même temps destructeur, sont là présentes, paquets de cigarettes et de biscuits, vestiges laissés par des amoureux (qu’ils se disent) de dame nature.

Sous l’impulsion d’un Claudius tout en jambe, nous reprenons la piste qui serpente entre les oliviers jusqu’aux deux autres moulins posés plus haut et plus loin sur la colline.

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Mais nous n’avions pas prévu que l’heure tournait plus vite que nous ne marchions, nous devons écourter notre périple au pays des Maitres Cornille Gardois.

Les lapins, les furets et belettes, se terrent sur notre passage, voyant arriver sur elles cette escouade soufflante par l’effort fourni, les palais et les
langues desséchées de bavardage, pensant sans l’exprimer à un apéro bien mérité.

La descente sur le village en direction de nos chars (comme disent les Canadiens) se fait sans encombre. Ici et là les Claudes se fendent de civilités auprès des villageoises, surprises par ces hommes bien chaussés, parlant fort, et de surcroit extrêmement courtois.

L’équipe une fois encore est scindée en deux. Les gardiens du chrono devant, et à l’inverse de l’aller, en queue de peloton, Claudius qui discutaille.

Arrivé
sur le parc à véhicules, au cul des autos, chacun change de souliers pour  monter à l’intérieur, puis retour vers Junas, ce qui prend un temps certain.

Arrivée  au n° 5 de la Rue de la Mairie, ultimes vérifications techniques, qui va du  lavage de mains au contrôle de l’accroche de son dentier, pour aborder enfin en  toute aisance et sérénité un des moments-clés de la journée …..L’apéro.

Celui-ci  est servi dans le petit salon, non qu’il soit une antichambre de la salle à  manger, non, c’est seulement la référence à la petitesse de la pièce, où mes  condisciples se dirigent, s’installent sur les canapés et fauteuils pour enfin  se rafraîchir de boissons…. euh plutôt alcoolisées.

 

Vers  13h30, dans un seul élan, l’escouade de Mousquetaires affamée se dirige vers la  table dressée dans la salle à manger, prêts à entamer un repas d’épicuriens, épicuriens  qui ferons grand honneur au repas servi, et c’est tant mieux.

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Le menu à compléter par notre hôte Alain mais voici quelques photos pour vous donner une petite idée

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Et pour se désaltérer

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Celui-ci  s’écoule, dans une ambiance bon enfants, rehaussé d’avis divers, de passe  d’armes et de mots d’esprit (normal entre Mousquetaires) sur les idéologies qui  nous gouverne politique/religion, pour terminer au moment du dessert sur des  Gauloiseries qui sonnent le café et un avant-goût des redoutables recettes de  « digestifs » de feu la Grand-Mère de Brigitte.

Et  sur le coup des 17h30, après moult « au revoir », départ de la  joyeuse troupe en directions de pénates de chacun avec la promesse de se
retrouver le mois suivant chez Claude, notre Bourguignon de Marignane.

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Les 3 Mousquetaires ou le G7, c’est comme on veut

 

Le mot de la fin

Grand  merci à tous pour votre venue (de très loin pour certain), pour votre bonne  humeur communicative et pour toutes vos amicales attentions qui fait  que nous sommes tous attachés à maintenir nos  rassemblements dans une atmosphère amicale en prononçant encore et encore ces  six mots :

« Un  pour tous, tous pour un ».

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 Alain

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Pour Jean-Pierre, p’tit complément  d’histoire … Guillaume de  Nogaret

Guillaume de Nogaret, le tombeur des Templiers, était  originaire de Saint-Félix-de-Lauragais. Son grand-père, un Cathare, fut  condamné pour hérésie, et les biens de la famille furent confisqués. On a  prétendu que cette condamnation faisait suite à une dénonciation venue de  Templiers.

Après des études de Droit à Montpellier, Guillaume de  Nogaret entra au service du roi Philippe le Bel.

En juillet 1304, après l’affaire d’Agnani, le roi  récompensa son légiste qui venait de « tarter » le pape Boniface  VIII, de son gantelet de fer, causant peut-être ainsi sa mort un mois plus tard.

Le roi offrit donc à son ministre zélé, divers biens en Languedoc parmi lesquels le Château de Calvisson, pour les signalés services rendus.

 

Cliquez sur le lien ci-dessous

 

Coupo Santo

 

Coupo Santo

Prouvençau, veici la Coupo

Que nous vèn di Catalan ;

A-de-rèng beguen en troupo

Lou vin pur de noste plant.

Coupo Santo

E versanto

Vuejo à plen bord

Vuejo abord

Lis estrambord

E l’enavans di fort !

D’un vièi pople fièr e libre

Sian bessai la finicioun ;

E, se toumbon li Felibre

Toumbara nosto nacioun.

D’uno raço que regreio

Sian bessai li proumié gréu ;

Sian bessai de la patrìo

Li cepoun emai li priéu.

Vuejo-nous lis esperanço

E li raive dóu jouvènt,

Dóu passat la remembranço

E la fe dins l’an que vèn.

Vuejo-nous la couneissènço

Dóu Verai emai dóu Bèu,

E lis àuti jouïssènço

Que se trufon dóu toumbèu.

Vuejo-nous la Pouësio

Pèr canta tout ço que viéu,

Car es elo l’ambrousìo

Que tremudo l’ome en diéu.

Pèr la glòri dóu terraire

Vautre enfin que sias counsènt

Catalan, de liuen, o fraire,

Coumunien tóutis ensèn !

Coupe sainte

Provençaux, voici la coupe

Qui nous vient des Catalans

Tour à tour buvons ensemble

Le vin pur de notre cru.

Coupe sainte

Et débordante

Verse à pleins bords

verse à flots

Les enthousiasmes

Et l’énergie des forts !

D’un ancien peuple fier et libre

Nous sommes peut-être la fin ;

Et, si les Félibres tombent

Tombera notre nation.

D’une race qui regerme

Peut-être somme nous les premiers jets ;

De la patrie, peut-être, nous sommes

Les piliers et les chefs.

Verse nous les espérances

et les rêves de la jeunesse,

Le souvenir du passé

Et la foi dans l’an qui vient.

Verse nous la connaissance

Du Vrai comme du Beau,

Et les hautes jouissances

Qui se rient de la tombe.

Verse nous la Poésie

Pour chanter tout ce qui vit,

Car c’est elle l’ambroisie

Qui transforme l’homme en Dieu.

Pour la gloire du pays

Vous enfin nos complices

catalans, de loin, ô frères,

Tous ensemble, communions !

 

Texte de Frédéric  Mistral (1867)

 


Auteur: Christian Cadiou

Christian Cadiou

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